Nationalisation d'ArcelorMittal France
Adopté par l'Assemblée nationale le 11 juin 2026 (adopté).
26 scrutins sur ce texte.
Ce que contient le texte
**Objet du texte** Cette proposition de loi prévoit la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France, filiale française du groupe sidérurgique ArcelorMittal. Selon ses auteurs, elle vise à préserver la souveraineté industrielle, l'emploi et la production d'acier en France. **Constats avancés** Le groupe emploie environ 15 400 salariés en France, sur une quarantaine de sites. L'exposé des motifs lui reproche plusieurs évolutions : fermeture de sites (Reims, Denain), arrêt durable d'un haut-fourneau à Fos-sur-Mer, suppression d'un millier d'emplois en un an, délocalisation de fonctions support, gel des investissements malgré des aides publiques, et optimisation fiscale ayant conduit, ces dernières années, à ne pas payer d'impôt sur les sociétés en France. Le texte évoque aussi des incidents de sécurité et des répercussions sanitaires sur plusieurs sites, ainsi que plus de 10 milliards d'euros reversés aux actionnaires sur trois exercices. Les aides publiques versées sont estimées à 298 millions d'euros pour 2023 seulement, sans contrepartie sociale ou industrielle. **Enjeux invoqués** Les auteurs soulignent que la production menace plus de 15 000 emplois directs et des dizaines de milliers d'emplois indirects. Ils citent des filières jugées stratégiques, comme l'automobile, la construction navale et nucléaire, la défense, l'aérospatiale, le ferroviaire et les infrastructures, et estiment que la planification écologique nécessite une production d'acier en France. Le texte rappelle aussi l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2026, du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, ainsi que la fin progressive des quotas gratuits jusqu'en 2034, qui pourraient renchérir les coûts de production. **Justification avancée** Les auteurs considèrent que les instruments de régulation classiques (aides à l'investissement, encadrement des licenciements) se sont révélés insuffisants et qu'aucune autre voie légale ou politique ne permet d'atteindre les objectifs visés. Ils…
Thématiques
- Économie et entreprises : Plus de régulation de l'économie. Le texte nationalise ArcelorMittal France en transférant toutes ses actions à l'État. La gouvernance est confiée à un administrateur général nommé par décret, puis à un conseil composé d'administrateurs de l'État et de représentants des salariés.
- Dépense et services publics : Plus de dépense publique. L'État rachète l'ensemble des actions d'ArcelorMittal France, au cours moyen d'octobre 2024 à septembre 2025. C'est une dépense publique importante, qui étend le périmètre des entreprises publiques.
- Travail et emploi : Plus de protection des salariés. Les contrats de travail sont maintenus et les instances représentatives du personnel restent en place. Le conseil d'administration associe des représentants des salariés aux administrateurs de l'État.
Les scrutins sur ce texte
- Nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France pour préserver la souveraineté industrielle et l'emploi — 11 juin 2026, adopté
- Amendement n° 33 à la proposition de loi sur la nationalisation d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement au titre de la proposition de loi sur la nationalisation d'ArcelorMittal France — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement n° 18 à la proposition de loi sur la nationalisation d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France : article 3 de la proposition de loi — 11 juin 2026, adopté
- Amendements de suppression de l'article 3 de la proposition de loi sur la nationalisation d'ArcelorMittal France — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation d'ArcelorMittal France et la souveraineté industrielle (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de M. Tanguy sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France — 11 juin 2026, rejeté
- Nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France pour préserver la souveraineté industrielle et l'emploi — 11 juin 2026, adopté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France, article premier, deuxième lecture — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de M. Sitzenstuhl sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de M. Sitzenstuhl sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France, pour préserver la souveraineté industrielle — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France, article premier de la proposition de loi — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France et la souveraineté industrielle — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France, pour préserver la souveraineté industrielle — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de Mme Lebec sur la nationalisation d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de M. Sitzenstuhl sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement à l'article 1er de la proposition de loi de nationalisation d'ArcelorMittal France — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France à l'article premier (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur l'article 1er de la proposition de loi de nationalisation d'ArcelorMittal France — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France à l'article premier — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France et la souveraineté industrielle — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de M. Tanguy sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France (article 1er) Hmm, ce titre compte environ 13 mots, ce qui respecte la consigne. Il décrit le sujet sans indiquer l'issue du vote. — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement de Mme Lebec sur la nationalisation d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté
- Amendement sur la nationalisation temporaire d'ArcelorMittal France (deuxième lecture) — 11 juin 2026, rejeté