Droit de chaque enfant à être assisté d'un avocat en assistance éducative
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 1 juillet 2026, adopté : 292 pour, 0 contre, 0 abstentions.
Intitulé officiel : l'ensemble de la proposition de loi visant à assurer le droit de chaque enfant à être assisté d'un avocat dans le cadre d'une mesure d'assistance éducative et de protection de l'enfance (deuxième lecture).
De quoi s'agit-il ?
**Objectif** Cette proposition de loi vise à instaurer la présence systématique d'un avocat auprès de chaque enfant concerné par une procédure d'assistance éducative, à chaque étape du processus judiciaire, quel que soit son âge. **Situation actuelle** Le texte rappelle que la Convention internationale des droits de l'enfant, ratifiée par la France en 1990, fait de l'intérêt supérieur de l'enfant une considération primordiale. En matière pénale, la présence d'un avocat auprès d'un mineur en conflit avec la loi est obligatoire (article L. 12-4 du code de la justice pénale des mineurs). En assistance éducative, elle relève en revanche de l'appréciation du juge des enfants pour l'enfant discernant qui n'a pas choisi d'avocat. Pour l'enfant non discernant, le juge peut désigner un administrateur ad hoc. Les enfants de moins de 13 ans ne peuvent que solliciter des personnalités ad hoc, tandis que ceux de plus de 13 ans ont le droit de recourir à un avocat. **Arguments avancés** Selon l'exposé des motifs, la présence d'un avocat pour tous les enfants, quel que soit leur âge et leur degré de discernement, constituerait la solution la plus protectrice dès lors qu'il existe un risque de danger ou un danger immédiat. Le texte indique que l'avocat permet notamment de : - garantir l'exercice effectif des droits procéduraux ; - favoriser un traitement égal entre les enfants ; - assurer l'assistance et la représentation de l'enfant et le respect de sa parole ; - accompagner l'enfant sur la durée et limiter les ruptures ; - veiller à l'exécution des décisions du juge des enfants. Le texte précise que le juge reste garant de l'intérêt de l'enfant et décide selon la loi, tandis que l'avocat défend les intérêts de l'enfant. **Éléments de contexte cités** Le texte mentionne un certificat de spécialisation « droit des enfants », créé en 2021 par le Conseil national des barreaux. Il cite aussi le rapport du groupe de travail « Sur la justice de protection », issu des États…
Pourquoi voter pour
- L'extrait ne contient aucun échange d'arguments : il montre uniquement la clôture de l'examen des articles et le résultat du vote. - Le scrutin indique que les 292 suffrages exprimés sont favorables à l'adoption de l'ensemble de la proposition de loi, sans qu'aucune position ni motivation ne soit exprimée dans cet extrait.
Pourquoi voter contre
- L'extrait ne contient aucun argument exprimé contre la proposition de loi. - Le résultat indique 0 voix contre, ce qui signifie qu'aucun parlementaire présent au vote n'a voté contre dans ce scrutin, mais l'extrait ne précise pas les raisons d'une éventuelle opposition, ni si certains groupes se sont abstenus ou n'ont pas pris part au vote.
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 55 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Ensemble pour la République : 54 pour, 0 contre, 0 abstentions
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 41 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 41 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 19 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 15 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Les Démocrates : 21 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Horizons & Indépendants : 22 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 8 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Union des droites pour la République : 6 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 7 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 3 pour, 0 contre, 0 abstentions