Aide à mourir : amendement de M. Hetzel à l'article 5 en nouvelle lecture
Scrutin public de l'Assemblée nationale du 26 juin 2026, rejeté : 34 pour, 54 contre, 0 abstentions.
Intitulé officiel : l'amendement n° 47 de M. Hetzel à l'article 5 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
Texte : Fin de vie
De quoi s'agit-il ?
**Objectif du texte** Cette proposition de loi reprend le travail parlementaire sur la fin de vie, interrompu par la dissolution de l'Assemblée nationale. Le vote en première lecture de cette loi était prévu le 18 juin. Le texte reprend la partie II (titre II) amendée, votée en commission spéciale le 18 mai, ainsi que les amendements adoptés en séance avant l'arrêt définitif des débats. **Les principaux points de l'exposé des motifs** - **Droits déjà reconnus** : entre 1999 et 2016, deux droits ont été obtenus : le droit de ne pas souffrir et le droit de refuser l'acharnement thérapeutique. - **Soins palliatifs** : le texte présente le renforcement et le développement des soins palliatifs comme la réponse primordiale. Il reconnaît toutefois que, dans certaines situations de souffrances réfractaires ou insupportables, les soignants peuvent se trouver démunis. - **Aide à mourir** : le texte propose, comme ultime recours, une aide à mourir pour des malades atteints d'une maladie incurable qui ne veulent pas être condamnés à l'agonie. - **Articulation** : soins palliatifs et aide à mourir sont présentés comme deux volets complémentaires, et non opposés. - **Valeurs invoquées** : l'exposé des motifs se réclame de la liberté (disposer de sa mort, comme disposer de son corps, lequel est protégé par la Constitution), de l'égalité (éviter de devoir recourir à la clandestinité ou à l'exil) et de la fraternité (accompagner chacun jusqu'au bout selon ses choix). **Précision** L'extrait fourni ne comprend que l'exposé des motifs. Le contenu détaillé des articles, notamment du chapitre Ier « Définition », n'y figure pas.
Pourquoi voter pour
- M. Patrick Hetzel (DR) présente l'amendement comme un amendement de repli : si un droit universel à l'aide à mourir est créé, il demande qu'au minimum, pour les personnes protégées, la consultation de la personne de confiance, de la famille et des proches soit obligatoire. - Son objectif affiché est de garantir effectivement la protection de ces personnes. - L'amendement a été mis aux voix et recueilli 34 voix pour, sur 88 votants (majorité absolue : 45), ce qui n'a pas suffi à son adoption.
Pourquoi voter contre
- Mme Audrey Abadie-Amiel (LIOT), au nom de la commission, émet un avis défavorable. Elle explique que le médecin vérifiera à terme et dans tous les cas l'éventuelle protection juridique de la personne grâce au registre. - Elle rappelle que cette vérification systématique a déjà été ajoutée en première lecture, grâce à un amendement de M. Philippe Juvin. - Mme Stéphanie Rist (ministre) émet un avis défavorable, sans développer d'argument dans cet extrait. - Le scrutin a rassemblé 54 voix contre, ce qui a conduit au rejet de l'amendement.
Le vote de chaque groupe
- Rassemblement National : 24 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Ensemble pour la République : 3 pour, 16 contre, 0 abstentions
- La France insoumise - Nouveau Front Populaire : 0 pour, 8 contre, 0 abstentions
- Socialistes et apparentés : 0 pour, 16 contre, 0 abstentions
- Droite Républicaine : 7 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Écologiste et Social : 0 pour, 2 contre, 0 abstentions
- Les Démocrates : 0 pour, 8 contre, 0 abstentions
- Horizons & Indépendants : 0 pour, 2 contre, 0 abstentions
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires : 0 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Gauche Démocrate et Républicaine : 0 pour, 1 contre, 0 abstentions
- Union des droites pour la République : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions
- Non inscrit : 0 pour, 0 contre, 0 abstentions