Demande de suspension de séance sur le projet de loi contre les fraudes

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 26 février 2026, rejeté : 23 pour, 25 contre, 0 abstentions.

Intitulé officiel : la demande de suspension de séance présentée par Mme Amiot en application de l'article 58 du Règlement (projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales) (première lecture).

Texte : Projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

De quoi s'agit-il ?

Ce texte, adopté par le Sénat le 18 novembre 2025, vise à renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Il est organisé en trois titres. **Titre Ier : renforcer les moyens d'enquête et de contrôle.** Il facilite les échanges d'informations entre administrations : l'administration fiscale, les douanes, les organismes de sécurité sociale, France Travail ou la Caisse des dépôts. Certains agents se voient accorder un accès direct à des fichiers, par exemple les déclarations fiscales ou les données relatives aux mutations immobilières, notamment pour la lutte contre la fraude au revenu de solidarité active. Le texte autorise certains agents de contrôle à ne pas décliner leur identité pendant les opérations, les juridictions gardant toutefois accès à leur nom. Il crée un répertoire des personnes définitivement condamnées ou sanctionnées pour fraude intentionnelle, dont l'information est retirée au bout de dix ans. Il encadre aussi les échanges de données entre organismes de sécurité sociale et complémentaires santé, et impose aux entreprises de transport sanitaire et de taxis une géolocalisation de leurs véhicules. Enfin, il étend les pouvoirs de contrôle de l'administration fiscale sur les caisses enregistreuses et les terminaux de paiement, et renforce le droit de communication de la Cour des comptes. **Titre II : adapter les leviers de lutte et renforcer les sanctions.** Il prévoit que certaines allocations soumises à condition de résidence soient versées sur des comptes domiciliés en France ou dans l'espace unique de paiement en euros de l'Union européenne. Il crée un passeport de prévention et renforce les sanctions applicables aux organismes de formation professionnelle, notamment par des amendes administratives. Il alourdit les peines de certaines infractions : escroquerie en bande organisée, fraude fiscale et délits fiscaux aggravés, dont les peines sont portées à cinq ou sept ans d'emprisonnement selon les cas. Il permet la suspension…

Pourquoi voter pour

- Mme Ségolène Amiot (LFI-NFP) demande, à titre personnel, une suspension de séance. - Son argument : il y a trop peu de députés présents pour légiférer. - Elle juge la situation peu sérieuse : « Ce n'est pas sérieux. » - M. Bastien Lachaud (LFI-NFP) approuve ce constat : « C'est vrai que nous ne sommes pas nombreux. » - Au scrutin public, 23 votants se prononcent pour l'adoption de la demande.

Pourquoi voter contre

- Aucun argument contre la demande n'est exprimé dans cet extrait. - Aucun orateur ne prend la parole pour s'opposer à la suspension demandée par Mme Amiot. - La présidente de séance propose le scrutin public, mais n'expose pas de motif de rejet. - Au scrutin, 25 voix se prononcent contre, ce qui rejette la demande (majorité absolue : 25 voix). Les raisons de ce vote ne figurent pas dans l'extrait.

Le vote de chaque groupe