Amendement de M. Le Gall à la résolution européenne sur les Frères musulmans

Scrutin public de l'Assemblée nationale du 22 janvier 2026, rejeté : 77 pour, 148 contre, 1 abstention.

Intitulé officiel : l'amendement n° 1 de M. Le Gall à l'article unique de la proposition de résolution européenne visant à inscrire la mouvance des frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes.

De quoi s'agit-il ?

Cet amendement, n° 1, déposé par M. Le Gall, porte sur l'article unique d'une proposition de résolution européenne. Il vise à inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Le texte intégral de l'amendement n'est pas disponible, les détails de sa rédaction ne sont donc pas précisés ici.

Pourquoi voter pour

- M. Antoine Léaument (LFI-NFP), qui défend l'amendement, n'a pas réellement exposé ses arguments pendant cet extrait : il n'intervient qu'au début et à la fin pour des interpellations, sans développer le fond. Le contenu de l'amendement n'est restitué que par M. Pauget, qui le cite. - M. Ugo Bernalicis (LFI-NFP) affirme seulement, en réaction à la ministre, que « ce rapport dit tout et son contraire », sans développer davantage. - Mme Dominique Voynet (ECOS) critique l'usage de termes comme « mouvance » ou « réseaux affiliés », faute d'organigramme publié des Frères musulmans, et estime qu'il faut des faits objectifs et étayés pour combattre des associations. Elle ne se prononce pas explicitement sur l'amendement lui-même, mais sa position va dans le sens d'une critique de la notion de « mouvance » retenue dans le texte. - Les interventions de LFI-NFP et d'EcoS sont par ailleurs centrées sur la critique du ton des débats et de l'usage de la notion de mouvance ; l'extrait ne contient pas d'argumentation développée en faveur de l'amendement lui-même.

Pourquoi voter contre

- M. Éric Pauget (DR), pour la commission, émet un avis défavorable. Il soutient que l'amendement fait dire au rapport « Frères musulmans et islamisme politique en France » l'inverse de ce qu'il dit, et cite des passages affirmant que les Frères musulmans « concentrent leur action sur l'Europe » et ont « structuré un important réseau d'implantations en France », avec 207 lieux de culte et 280 associations affiliées. - Mme Eléonore Caroit (ministre déléguée, gouvernement) émet un avis défavorable. Elle indique que l'alinéa 13 de la proposition de résolution se contente de viser ce rapport, qui conclut à l'existence d'un « véritable entrisme politique » des Frères musulmans, et que l'amendement « n'a pas lieu d'être ». - M. Michel Herbillon (DR) répond à Mme Voynet que « c'est le propre des mouvances de ne pas avoir d'organigramme ». - M. Aurélien Lopez-Liguori (RN) défend une position plus large : il affirme l'existence de liens idéologiques entre le frérisme et le Hamas, présente la mouvance comme un « sas idéologique vers la radicalisation », et reproche aux LFI-NFP de refuser de la combattre. Il propose d'expulser des imams étrangers, de fermer des structures et de couper leur financement. - Mme Dominique Voynet (ECOS) juge, en réponse à la notion de mouvance, qu'il faut des faits précis pour poursuivre des associations et qu'une « mouvance aux contours flous » relève de la peur ou de l'incertitude sur ses valeurs.

Le vote de chaque groupe